Les "Têtes Vulnérables" (TEVU)

Le projet dit « têtes vulnérables" ou TEVU vise à établir le risque de traumatisme crânien encouru par les usagers vulnérables (piétons et cyclistes) impliqués dans différentes configurations-types d’accident pouvant être rencontrées en milieu urbain. Le risque est étudié en fonction de diverses caractéristiques de l’accident.

Le piéton enfant plus vulnérable

La modellisation, réalisée pour simuler le choc de piétons adultes ou enfants de six ans fauchés par un véhicule de type « citadine » à des vitesses variant de 20 km/h à 60 km/h, a permis de dégager les conclusions suivantes :

  • Les risques de traumatismes crâniens dépendent fortement de l’orientation du piéton au moment de l’impact.
  • Pour un véhicule roulant à 50 km/h, il existe un risque de lésion neurologique de 100 % lorsque le piéton se trouve en configuration frontale par rapport au véhicule alors que ce risque est nul pour une configuration latérale (pour un enfant comme pour un adulte).
  • Le risque de fracture crânienne est plus important chez l’enfant que chez l’adulte pour une même vitesse du véhicule. Pour le piéton enfant, ce risque est multiplié par 3 lorsque la vitesse passe de 50 km/h (13 %) à 60 km/h (34 %).
  • Une vitesse de véhicule passant de 55 km/h à 60 km/h multiplie par 6 le risque de lésion neurologique chez l’enfant.

Apport du casque chez le cycliste

Lésions pour un enfant à vélo ( avec ou sans casque)

Lésions pour un enfant à vélo ( avec ou sans casque)

Dans le cas d’un cycliste circulant à une vitesse entre 15 et 25 km/h et chutant lors de l’ouverture d’une portière d’un véhicule à l’arrêt, le risque lésionnel est de 100 % en termes de lésions neurologiques et de fracture crânienne chez le cycliste non casqué.

Ce risque est divisé par 2 pour la fracture crânienne et par presque 20 pour les lésions neurologiques avec le port du casque. L’étude de la collision entre un cycliste (casqué et non casqué) et un véhicule a montré que l’apport du casque permet de diminuer les risques de traumatisme crânien du cycliste.

Pour une vitesse du véhicule de 45 km/h, le risque de fracture crânienne est divisé par 3 par le port d’un casque de protection. Cependant, l’ajout d’un accessoire sur un casque de vélo, de moto ou de ski, nuit à l’efficacité du casque pouvant entraîner des lésions lors d’un choc.

 

Les méthodologies développées par l'université de Strasbourg permettent également de tester des casques vélos ou motos selon la protection apportée. Les résultats de ces tests sont disponibles sur le site Certimoov, et présentés sous la forme de notes attribuées aux différents casques.