Modes de déplacement

Pour étudier l’accidentalité sur les routes françaises, comprendre la mobilité des usagers est indispensable.

Marquée et influencée par de grandes tendances économiques, environnementales et structurelles, la mobilité des français évolue au fil des années. Selon l’aire géographique où est localisé l’usager, le mode de transport est amené à varier. En zone rurale, la voiture (véhicule de tourisme) demeure le moyen de transport privilégié. À l’inverse, les usagers en zone urbaine tendent à favoriser les transports en commun, les deux-roues motorisés ou non motorisés, ainsi que la marche à pied.

L’âge est également un facteur prépondérant dans l’étude de la mobilité des français. Les enfants et les adolescents (11-14 ans majoritairement), ainsi que les séniors représentent la part majeure des piétons. L’automobile conserve sa place prépondérante dans la mobilité des 29-64 ans même si l’utilisation du vélo s’est accrue ces dernières années. Les deux-roues motorisés ont enregistré une utilisation croissante en zone urbaine, et tout particulièrement en Ile-de-France, où les conditions de circulation en automobile peuvent être contraintes. Les autocars, autobus, trains et tramways doivent également être pris en compte dans la mobilité et l’accidentologie.

L’ONISR intègre ces paramètres dans le bilan qu’il réalise chaque année. En effet, chaque mode de déplacement est exposé à des risques spécifiques. Les passages piétons, les passages à niveaux, les couloirs urbains de tramway et les voies dédiées aux bus font partie des zones où les usagers doivent cohabiter.

D’après l’Enquête Mobilité des Personnes (EMP), le « budget distance » moyen d’une personne un jour de semaine en mobilité locale (déplacements réalisés à moins de 80 km du domicile) est de 26,5 km. Par ailleurs, on observe d’importantes disparités selon le genre. Les distances parcourues sont souvent plus importantes chez les hommes que chez les femmes (29,4 km contre 23,8 km). Les différences s’observent aussi selon la tranche d’âge, tant en termes de distance parcourue (pic de mobilité à chez les 25-64 ans à 34km contre 29km pour les 18-24 ans) que d’usage des différents modes, avec une plus grande distance parcourue à pied chez les personnes âgées et un usage plus accru des transports collectifs pour les 18-24 ans (6km contre 2km pour les 65-74 ans). Enfin, l’usage des transports en commun (TC) et de la marche est en revanche similaire chez les hommes et les femmes. L’usage du vélo, bien que plus important chez les hommes, (0,4 km vs 0,1 km), reste dans l’ensemble faible.

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