Vélos et engins de déplacement personnel

Les mobilités actives, déplacements à pied ou à vélo, ont connu un essor important ces dernières années. Le développement des mobilités actives est également porté par l’émergence des engins de déplacement personnel (EDP), terme qui recouvre les engins motorisés (trottinettes électriques, segways, gyropodes, etc.) ou non motorisés (rollers, trottinettes classiques, skateboards, etc.). Ces modes de déplacement offrent de nombreux avantages : bénéfiques pour la santé, plus respectueux de l’environnement et plus économiques.

Le revers de cet essor des mobilités actives est l’augmentation importante de l’accidentalité observée. En 2024, 45 personnes en EDP motorisé et 224 cyclistes dont 32 en vélo à assistance électrique ont été tués. Les cyclistes représentent 7 % de la mortalité routière. On estime par ailleurs que 40 500 cyclistes ont été blessés dont 2 500 gravement (MAIS3+). Les cyclistes représentent 16 % des blessés graves tous modes de déplacement et 20 % des blessés qui gardent des séquelles un an après l’accident.

Le risque de mortalité à vélo, estimé à 6,2 tués par milliard de minutes, est quatre fois plus important qu’en véhicule de tourisme (1,4 tué Md/min). Bien qu’une évolution plus importante de la mortalité soit observée chez les femmes, 9 tués sur 10 sont des hommes. Parmi les cyclistes tués, 87 % l’ont été, lorsque le déplacement est connu, au cours d’un trajet de loisirs.

Lorsque l’on regarde les accidents selon le milieu, le port du casque est, en moyenne, moins important en agglomération que hors agglomération. On observe également que, lorsqu’il est porté, le casque réduit de 69 % le risque de blessures graves à la tête. Il s’agit d’une division du risque par plus de trois, prouvant, si cela est nécessaire, l’importance d’en porter un.

Ramenés à leur part dans la population, les 55 ans et plus sont surreprésentés : ce sont 71 % des tués alors qu’ils représentent 34 % de la population. L’analyse des procès-verbaux des accidents de la circulation routière dans l’étude Cofacy (2022) montre une accidentalité sur aménagement cyclable (bande, piste, couloir de bus, etc.) dans 15 % des cas. Les 132 cyclistes tués contre un antagoniste le sont principalement contre un véhicule de tourisme (77 tués), un véhicule utilitaire (15 tués) ou un poids lourd (17 tués). Le cycliste est présumé responsable de l’accident dans un tiers des cas.

L’accidentalité des engins de déplacement motorisé (EDPm) est avant tout urbaine (77 % des décès et 97 % des blessés) et concerne principalement les hommes (84 % des tués). À la différence de la mortalité cycliste, une part importante des tués en EDPm l’est en période nocturne (56 %). On estime que 70% des blessés usagers d’EDPm le sont lors d’une chute sans tiers ni obstacle.

cyclistes et EDP sur voie verte
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