ESRA 2 (E-Survey of Road users' Attitudes)
Publié le 03/01/2022
En sus de l’étude de l’accidentalité et des observations en circulation, la connaissance des comportements et réactions des usagers via des sondages d’opinion ou des « focus groups » (groupes d’une dizaine de personnes qui échangent sur le sujet) permet de mieux cibler les actions, élaborer des campagnes de prévention et en suivre l’efficacité.
Les incivilités, la peur et le stress contribuent à dégrader le climat de conduite d’après le baromètre Allianz-France CSA. Ce dernier a interrogé les français et indique que seulement 36 % des répondants ont une perception positive de la cohabitation entre usagers sur la route, un chiffre en nette régression par rapport aux années précédentes (45 % en 2023 et 50 % en 2022).
Le 15e baromètre de la conduite responsable de la Fondation VINCI Autoroutes souligne par ailleurs une différence de perception entre le comportement de conduite des répondants et la perception des autres usagers. Les automobilistes s’estiment en effet vigilants à 76 % et calmes à 52 %, mais considèrent que les autres conducteurs sont dangereux, pour 41 % des conducteurs interrogés, agressifs pour 37 % et stressés pour 32 %.
Le baromètre de la prévention routière d’Allianz France-CSA 2024 met en évidence la détérioration perçue de la cohabitation sur la route : 64 % des Français estiment que la cohabitation se passe mal (+ 14 % en deux ans). Le manque de respect du code de la route et la dangerosité des comportements, ainsi que la mauvaise entente entre les usagers sont les principales raisons mises en avant.
Pour les automobilistes, le développement des mobilités douces et l’émergence de nouveaux mode de déplacement rendent la conduite plus stressante. Ils soulignent le manque de civisme de ces usagers, et pointent notamment du doigt le non-respect du code de la route par certains usagers vulnérables : piétons (70 %), cyclistes (69 %) et EDPm (64 %).
Pour les usagers vulnérables, la cohabitation avec les automobiles est vécue comme dangereuse, et ce quel que soit leur mode de déplacement : 53 % des piétons jugent dangereuse la cohabitation avec les voitures, 66 % des 2RM, 71 % des cyclistes et 84 % des EDPm. Cette perception génère un sentiment d’insécurité de la part de ces usagers, et la moitié d’entre eux déclarent avoir peur. Le principal danger perçu est le manque d’attention des automobilistes, souligné par 60 % des piétons, 51 % des EDPm et 41 % des cyclistes.
En 2025, l’hyperconnexion atteint un niveau record en matière de de distracteurs au volant, d’après le baromètre d’AXA Prévention. Désormais, 85 % des automobilistes reconnaissent utiliser leur smartphone au volant, contre 80 % en 2024.
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