Observatoire des vitesses

La vitesse est en rapport direct avec la fréquence et la gravité des accidents ( modèles de Nilsson et d'Elvik). C'est pourquoi il est important de suivre les vitesses pratiquées pour comprendre l'évolution du nombre d'accidents et leurs conséquences. Les mesures des vitesses pratiquées sont effectuées pour le compte de l’ONISR par une société d’études spécialisée, selon une méthodologie par sondages.

Les vitesses mesurées par l’observatoire ne prétendent pas être représentatives de manière absolue de la circulation sur l’ensemble du réseau routier français. En revanche on considère que leur évolution dans le temps est bien représentative de l’évolution générale des comportements, autrement dit que ces observations ont une représentativité relative, sous la condition que le panel de points d’observation soit stable dans le temps. Les résultats de l’observatoire des vitesses sont donc intrinsèquement liés au panel de points de mesure qui l’alimentent.

Synthèse des résultats de l'année 2018

De façon générale, les vitesses moyennes pratiquées en 2018 par les véhicules de tourisme (VT) et les véhicules utilitaires légers (VU) évoluent légèrement à la baisse par rapport à l’année 2017 ; on observe ainsi selon le type de réseau routier une stabilité voire une baisse de la vitesse moyenne de 1 km/h à 2 km/h. Seules les vitesses pratiquées sur routes à 2x2 voies augmentent, pour les VT comme pour les VU, de 2 km/h.
Les vitesses des poids lourds présentent une tendance à la hausse, souvent de l’ordre de 1 km/h pour les poids lourds de 2 essieux (PL2) sur les routes à 2x2 voies.
Les VT observés en 2018 sur les réseaux limités à 110 km/h, à savoir les autoroutes de dégagement et les routes à 2X2 voies, dépassaient la vitesse maximale autorisée respectivement à 28 % et 35 %. Ce taux est de 23 % sur les autoroutes limitées à 130 km/h et de 30 % sur les routes à 2 ou 3 voies. En agglomération, il reste élevé, malgré une baisse par rapport à 2017, sur les entrées-sorties d’agglomérations moyennes (38 %), et les traversées de petites agglomérations (32 %), mais n’est pas pour autant négligeable sur les artères en centre-ville d’agglomération moyenne (19 %).
Par rapport à 2011-2012, dernière période couverte par l’ancien dispositif de l’observatoire fondé sur un panel de points étoffé, la vitesse moyenne en 2018 est généralement similaire pour les poids lourds malgré la légère hausse intervenue cette dernière année. Si pour les autoroutes limitées à 130 km/h la vitesse moyenne reste stable, sur les voies limitées à 110 km/h, une hausse est nettement identifiable, alors que pour les voies limitées 50 km/h c’est une tendance à la baisse de la vitesse :

  • sur les réseaux limités à 110 km/h ; sur les routes à 2X2 voies elle augmente de façon générale pour les VT, VU et PL (+ 2 km/h), elle augmente aussi sur les autoroutes de dégagement pour les PL (+ 1 km/h) ;
  • sur les routes à 2 ou 3 voies (*), on distingue deux périodes, suite à l’application du 80 km/h au 1er juillet 2018, les conditions d’observations sont de fait hétérogènes. La vitesse moyenne calculée sur l’ensemble des mesures des deux campagnes annuelles présente une baisse de 2 km/h.
  • elle stagne voir baisse légèrement sur les voies limitées à 50 km/h.
  • les vitesses pratiquées de nuit sont plus élevées que celles de jour.

 

Vitesse moyenne (2009-2018) et taux de dépassement de la VMA (2018) des véhicules de tourisme, par type de réseau :

Le rapport complet ainsi que les précédents sont téléchargeables en haut à droite de la page.

En complément de l'observatoire des vitesses, vous trouverez l'article de l'observatoire des comportements.