Observatoire des vitesses

L’année 2020 est une année statistiquement particulière, d’une part du fait de la pandémie de Covid-19 qui a engendré l’impossibilité de réaliser une partie des mesures normalement effectuées lors de la première vague de l’année, et d’autre part du fait du changement de méthodologie opéré dans le recueil des données de vitesse. Le nombre de points de recueil passe de 215 à 135 mais les données sont beaucoup plus exhaustives.

La vitesse est en rapport direct avec la fréquence et la gravité des accidents (modèles de Nilsson et d'Elvik). C'est pourquoi il est important de suivre les vitesses pratiquées pour comprendre l'évolution du nombre d'accidents et leurs conséquences. Les mesures des vitesses pratiquées sont effectuées pour le compte de l’ONISR par une société d’études spécialisée, selon une méthodologie par sondages.

Les vitesses mesurées par l’observatoire ne prétendent pas être représentatives de manière absolue de la circulation sur l’ensemble du réseau routier français. En revanche on considère que leur évolution dans le temps est bien représentative de l’évolution générale des comportements, autrement dit que ces observations ont une représentativité relative, sous la condition que le panel de points d’observation soit stable dans le temps. Les résultats de l’observatoire des vitesses sont donc intrinsèquement liés au panel de points de mesure qui l’alimentent. A noter que l'on observe des ruptures de séries liées au changement de méthodologie entre 2019 et 2020.

Synthèse des résultats de l'année 2020

La moyenne des vitesses des VT mesurées de jour sur les réseaux à 2x2 ou 2x3 voies a été réévaluée à la baisse pour les VT (-0,8 km/h sur les autoroutes de liaison, -1,4 km/h sur les autoroutes de dégagement, -1,6 km/h sur les routes à 2x2 voies).

Sur les routes bidirectionnelles hors agglomération, la moyenne des vitesses reste stable (77,8 km/h, +0,1 km/h par rapport à 2019), en revanche elle a été fortement réévaluée à la hausse sur les réseaux en agglomération.

Sur les routes en traversée de petite agglomération la vitesse moyenne passe de 49,5 km/h à 54,3 km/h (+ 4,8 km/h) et elle augmente de 5,4 points sur les routes en entrées-sorties d’agglomération moyenne (de 47,9 à 53,3 km/h).

Les artères en centre-ville d’agglomération moyenne connaissent des vitesses en revanche plus similaires à celles observées en 2019 (42,3 km/h, -0,8 km/h par rapport à 2019).

De façon générale on observe les tendances suivantes :

  • sur les routes à 2 ou 3 voies, la moyenne des vitesses pratiquées se stabilise par rapport à 2019 après deux années de baisse consécutives.
  • la moyenne des vitesses pratiquées a fortement été réévaluée à la hausse sur les routes en traversées de petite agglomération et sur les artères en centre-ville d’agglomération moyenne.
  • le taux de dépassement de la VMA est particulièrement haut sur les routes en traversées de petite agglomération et en entrées-sorties d’agglomération moyenne.
  • les vitesses pratiquées de nuit sont plus élevées que celles de jour (sauf sur autoroutes de liaison), avec de plus gros différentiels sur les réseaux en agglomération et sur les routes bidirectionnelles hors agglomération.
  • pour l’ensemble des réseaux, les vitesses pratiquées par les VT de jour sont plus élevées le week-end qu’en jours ouvrés.
  • mis à part en agglomération, les moyennes des vitesses des PL ont été réestimées à la baisse.

 

Evolution de la moyenne des vitesses pratiquées des véhicules de tourisme en km/h (2009-2020)

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Taux de dépassement de la VMA (2020) des véhicules de tourisme, par type de réseau et selon la période :

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Le rapport complet ainsi que les précédents sont téléchargeables en haut à droite de la page.

En complément de l'observatoire des vitesses, vous trouverez l'article de l'observatoire des comportements.