En 2025, la Fondation VINCI Autoroutes a publié les résultats de la 4e édition de l’étude sur le « Partage de la route ». Réalisée par Ipsos auprès de 12 403 personnes dans 11 pays européens, cette enquête étudie, en déclaratif, les comportements des Français et des Européens confrontés, sur la route, à la cohabitation entre différents modes de déplacement. Cette diversité des modes de déplacement rend la cohabitation entre les différents usagers complexe et souvent conflictuelle.
Un climat particulièrement tendu sur les routes du fait du comportement des autres usagers
Quel que soit le mode de déplacement, la cohabitation avec les autres usagers est source d’anxiété et de tensions. En France 95 % des usagers ressentent de l’anxiété en raison des comportements dangereux des autres.
Dans le détail, c’est le cas pour :
• 95 % des automobilistes ;
• 92 % des conducteurs de deux-roues motorisés ;
• 88 % des cyclistes.
Des règles de sécurité souvent transgressées, quelle que soit la catégorie d’usagers
Un certain nombre de règles du code de la route ne sont pas appliquées, et ce par l’ensemble des usagers.
Le non-respect d’un feu rouge est une infraction largement reconnue, à la fois par les conducteurs, les cyclistes, mais également les piétons qui sont nombreux à négliger le risque encouru en traversant alors que le signal lumineux leur interdit de passer.
• 67 % des automobilistes passent alors que le feu est orange ou vient de passer au rouge ;
• 404 % des cyclistes passent au feu rouge sans s’arrêter ;
• 70 % des piétons traversent à un passage protégé alors que le symbole les concernant est rouge et 76 % des piétons traversent en dehors d’un passage protégé.
L’utilisation du téléphone au volant, au guidon ou à pied est l’une des principales sources de distraction, à l’origine de nombreux accidents. Pourtant cette pratique reste très généralisée auprès de nombre d’usagers :
• 57 % des piétons marchent en regardant leur smartphone ;
• 27 % des cyclistes utilisent leur téléphone en roulant ;
• 34 % des motards utilisent leur téléphone en roulant ;
• 75 % des automobilistes utilisent leur téléphone au volant.
La circulation dans les espaces réservés n’est pas toujours respectée
Un certain nombre de règles qui doivent participer à un partage de la route équilibré, sont également négligées. C’est particulièrement vrai pour les règles concernant la circulation des cyclistes.
• 29 % des automobilistes et 61 % des conducteurs de deux-roues motorisés empiètent sur le sas vélo ;
• 39 % des conducteurs de deux-roues motorisés déclarent circuler sur des pistes cyclables ; 10 % des automobilistes s’arrêtent ou stationnent sur des pistes cyclables.

Les trottoirs, espaces pourtant réservés aux piétons, sont souvent utilisés par les conducteurs de deux-roues motorisés et les cyclistes :
• 33 % des conducteurs de deux-roues motorisés et 60 % des cyclistes reconnaissent rouler sur le trottoir ;
• 76 % des motards déclarent se garer sur le trottoir.
Un sentiment d’insécurité particulièrement ressenti par les usagers vulnérables
Les piétons sont très affectés par les prises de risque des autres usagers :
• 92 % ont peur qu’un automobiliste ne s’arrête pas pour les laisser passer alors qu’ils sont déjà engagés sur un passage protégé ;
• 79 % déclarent avoir déjà été frôlés sur un trottoir par un vélo, une trottinette ou un hoverboard.
43 % des cyclistes français déclarent ne pas se sentir en sécurité lorsqu’ils se déplacent en vélo. C’est un résultat particulièrement élevé, surtout quand on le compare au résultat des autres pays européens : en moyenne dans les 11 pays européens étudiés, 19 % des cyclistes déclarent ne pas se sentir en sécurité, et ils ne sont que 7 % à partager ce sentiment aux Pays-Bas.
Les cyclistes français sont ainsi ceux qui se sentent le plus en insécurité parmi les européens, alors que le sentiment de sécurité à vélo est un facteur important pour le développement de sa pratique.
Les usagers multimodes, plus conscients des risques et des mauvais comportements, sont plus attentifs aux autres
Savoir se mettre à la place de l’autre pour comprendre ses contraintes et sa vulnérabilité est l’un des bénéfices de la pratique de plusieurs modes de déplacement.
Ainsi, 86 % des usagers multimodes déclarent faire plus attention aux autres. Les cyclistes réguliers devenus conducteurs affirment davantage respecter les autres usagers et les infrastructures comme les pistes cyclables et les passages protégés.
Le détail du baromètre est téléchargeable ci-contre ou sur le site de la Fondation VINCI Autoroutes au lien suivant :
https://www.vinci-autoroutes.com/fr/actualites/securite/partage-de-la-route-fondation-vinci-autoroutes/