Défaut d'attention - distracteurs

La conduite nécessite une information permanente du conducteur et une forte concentration pour pouvoir réagir au plus vite et prendre les bonnes décisions. Pourtant, l’attention du conducteur est ponctuellement détournée vers d’autres tâches, réduisant sa capacité de détection des événements de la circulation et sa réactivité face aux incidents.

En France, 11% des accidents mortels présenteraient un facteur causal « inattention ou téléphone » (Source Bilan ONISR 2019). Il existe plusieurs types de distracteurs (visuels, manuels, cognitifs ou auditifs) provenant de sources internes ou externes au véhicule. En particulier le « mind wandering », c’est-à-dire le détournement de l’attention vers des pensées sans rapport avec la conduite, multiplie par deux le risque de responsabilité et est à l’origine de 9% des accidents.

L’attention du conducteur est plus ou moins mobilisée selon son expérience de la conduite. Ainsi le conducteur novice n’a que peu d’automatisme en place et dispose de peu de disponibilité attentionnelle pour appréhender et gérer des situations de conduite complexes.

Des études révèlent que le défaut d'attention est présent (selon la portée que l’on donne à la notion d’attention perturbée) dans 25 à 50% des accidents corporels. Selon une analyse multifactorielle des causes d’accidents (ASFA), l’inattention, seul facteur dont l’importance est en augmentation depuis 2007, intervient dans 15% des accidents mortels sur autoroute.

Selon l’expertise collective Ifsttar-Inserm, une communication téléphonique multiplie par trois le risque d’accident matériel ou corporel et près d’un accident corporel de la route sur dix serait lié à l’utilisation du téléphone en conduisant. On peut ajouter que le risque serait similaire entre téléphoner avec ou sans « kit mains libres » en raison de la composante cognitive de la distraction.

discussion entre un conducteur et un passager