Analyses territoriales

La typologie des accidents est propre à chaque territoire. Les particularités de l’accidentalité corporelle s’expliquent par des mobilités différentes dans les zones rurales ou urbaines (usage de la voiture plus important à la campagne que dans les villes, vélos plus présents en ville…), une météorologie variant d’une région à l’autre, des comportements distincts selon les endroits, etc.

Dans ce chapitre, vous découvrirez les analyses de l’accidentalité et les spécificités de chaque territoire : les territoires ruraux, les territoires urbains et périurbains, ainsi que les Outre-mer. Un indicateur commun pour comparer l’accidentalité en fonction du territoire (comparaisons de départements, de régions ou même de pays) est le nombre de personnes décédées rapportées au nombre d’habitants. Les variations de la mortalité par million d’habitants entre régions sont plus faibles qu’entre départements, le nombre de personnes tuées par région étant plus élevés que par département, donc moins soumis aux aléas statistiques ou aux valeurs extrêmes.

Entre 2015 et 2019, la mortalité routière ramenée à la population en France métropolitaine se situe à 52, proche de la moyenne européenne. En 2020, année particulière au regard du contexte sanitaire, ce chiffre s'établit à 39.  Dans les régions, la mortalité par million d’habitants et par an varie de 20 pour l’Île-de-France à 59 en Bourgogne-Franche-Comté. Si la mortalité ramenée à la population en 2020 a baissé par rapport à la moyenne sur la période 2015-2019, les évolutions régionales ne sont pas homogènes : la Corse et le Centre-Val de Loire ont connu des baisses respectives de -47% et -37%, soit davantage que la moyenne nationale (-25%), alors que les régions Ile-de-France et Normandie connaissent des baisses plus faibles (-19%). Dans les départements, le nombre de personnes tuées par million d’habitants et par an varie de 3 pour les Hautes-Alpes à 83 dans les Bouches-du-Rhône. 14 départements ont enregistré plus de 40 personnes tuées (moyenne nationale à 26), ce sont les départements à composante urbaine forte.

La nature et la longueur du réseau routier varient fortement d’un département à l’autre. La longueur varie de moins de 3 000 km pour Paris, les départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et le Territoire de Belfort, à plus de 20 000 km pour la Gironde, le Puy-de-Dôme et les Côtes-d’Armor. Si les proportions d’autoroutes et de routes nationales varient peu (entre 0 % et 3 % chacune), il n’en est pas de même pour les proportions de routes départementales et de voies communales, en lien notamment avec la présence de grandes aires urbaines :

  • routes départementales (hors Paris) : 14 % (en Seine-Saint-Denis) à 64 % (dans l’Aube) ;
  • voies communales (hors Paris dont seul 1 km sur 1 626 n’est pas sur une voie communale) : 34 % (dans l’Aube) à 84 % (en Seine-Saint-Denis).

Le nombre annuel moyen de personnes tuées pour 10 000 km de route sur la période 2013-2015 est compris entre 6 pour la Creuse et plus de 100 pour les départements de la petite couronne, les Bouches-du-Rhône et Paris (236).

silhouettes en bord de route
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