Analyses territoriales

La typologie des accidents est propre à chaque territoire. Les particularités de l’accidentalité corporelle s’expliquent par des mobilités différentes dans les zones rurales ou urbaines (usage de la voiture plus important à la campagne que dans les villes, vélos plus présents en ville…), une météorologie variant d’une région à l’autre, des comportements distincts selon les endroits, etc.

Dans ce chapitre, vous découvrirez les analyses de l’accidentalité et les spécificités de chaque territoire : les territoires ruraux, les territoires urbains et périurbains, ainsi que les Outre-mer. Un indicateur commun pour comparer l’accidentalité en fonction du territoire (comparaisons de départements, de régions ou même de pays) est le nombre de personnes décédées rapportées au nombre d’habitants. Les variations de la mortalité par million d’habitants entre régions sont plus faibles qu’entre départements, le nombre de personnes tuées par région étant plus élevés que par département, donc moins soumis aux aléas statistiques ou aux valeurs extrêmes.

Entre 2017 et 2021, la mortalité routière ramenée à la population en France métropolitaine se situe à 47. Par département, le taux varie de 17 dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne à 119 dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les taux les plus bas sont observés dans les départements d’Ile-de-France (sauf la Seine-et-Marne).

En moyenne annuelle entre 2017 et 2021, le nombre de personnes tuées par département varie dans un rapport de 1 à 19 (5 dans la Lozère et 102 dans les Bouches-du-Rhône), avec une moyenne en France métropolitaine à 32 et une médiane à 29. Pour 37 départements, le nombre de décès est situé entre 15 et 30. Parmi les valeurs extrêmes, 12 départements ont une mortalité inférieure à 15 personnes tuées (départements peu densément peuplés). A l’opposé, 24 départements ont enregistré plus de 40 personnes tuées ; ce sont des départements à composante urbaine forte. Un tiers des départements concentre la moitié du nombre de tués total.

La nature et la longueur du réseau routier varient fortement d’un département à l’autre. La longueur varie de moins de 3 000 km pour Paris, les départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et le Territoire de Belfort, à plus de 20 000 km pour la Gironde, le Puy-de-Dôme et les Côtes-d’Armor. Si les proportions d’autoroutes et de routes nationales varient peu (entre 0 % et 3 % chacune), il n’en est pas de même pour les proportions de routes départementales et de voies communales, en lien notamment avec la présence de grandes aires urbaines :

  • routes départementales (hors Paris) : 14 % (en Seine-Saint-Denis) à 64 % (dans l’Aube) ;
  • voies communales (hors Paris dont seul 1 km sur 1 626 n’est pas sur une voie communale) : 34 % (dans l’Aube) à 84 % (en Seine-Saint-Denis).

Le nombre annuel moyen de personnes tuées pour 10 000 km de route sur la période 2013-2015 est compris entre 6 pour la Creuse et plus de 100 pour les départements de la petite couronne, les Bouches-du-Rhône et Paris (236).

Silhouettes bord de route
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