Les indicateurs départementaux

Principaux indicateurs d'accidentalité des départements de France métropolitaine - mise à jour 2018

Mortalité par million d'habitants (moyenne 2014-2018).

Sur la période 2014-2018, le nombre de personnes tuées par million d’habitants et par an, par département, varie de 17 dans les Hauts-de-Seine à 144 dans les Alpes-de-Haute-Provence. La moyenne de la France métropolitaine se situe à 53. Les taux les plus bas sont observés dans les départements très peuplés à forte composante urbaine.
Entre les périodes 2009-2013 et 2014-2018, la mortalité par million d’habitants a diminué de - 13 % en France métropolitaine. Ce taux a diminué plus fortement dans 48 départements, jusqu’à - 41 % en Creuse . Il est stable dans trois départements, et en hausse dans dix départements, jusqu’à + 20 % dans les Alpes-de-Haute-Provence.
La mortalité des jeunes de 18-24 ans par million de jeunes de cet âge varie de 15 à 365 : la moitié des départements est située entre 100 et 200, le quart au-dessus de 200 et le quart en-dessous de 100.
La mortalité des personnes de 65 ans et plus par million d’habitants de cet âge a une variabilité plus faible en s’étendant de 14 à 162. Pour 75 départements, cet indicateur est compris entre 50 et 100.

Types d'accidents dans les départements.

Les usagers de deux-roues motorisés représentent plus d’un usager tué sur trois dans huit départements, dont cinq dans le sud-est et deux en Ile-de-France.
Alors que la part des piétons dans la mortalité est de 15 % en moyenne, elle atteint pratiquement 50 % à Paris, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Elle est inférieure à 10 % dans 27 départements.

44 % des personnes tuées le sont dans un accident impliquant un conducteur sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants (20 départements dépassent 50 %). 30 % des personnes tuées le sont dans un accident impliquant un conducteur à l’alcoolémie supérieure ou égale à 0,5 g/l de sang. Pour 60 départements, cet indicateur se situe entre 25 % et 35 %.

 

Evolution de la mortalité par million d'habitants entre 2008-2012 et 2013-2017, par département

Carte départementale de l'évolution de la mortalité par million d'habitants (moyenne 2013-2017)

 

Mortalité selon la longueur du réseau routier hors agglomération (données 2017)

La nature et la longueur du réseau routier varient fortement d’un département à l’autre. La longueur varie de moins de 2 000 km pour le Territoire de Belfort, Paris et les Hauts-de-Seine à 20 000 km pour les Côtes-d’Armor, le Puy-de-Dôme et la Gironde. Si les proportions d’autoroutes et de routes nationales varient peu (entre 0 % et 3 % chacune et jusqu'à 7 % pour le réseau national Corse), il n’en est pas de même pour les proportions de routes départementales et de voies communales, en lien notamment avec la présence de grandes aires urbaines :
- routes départementales (hors Paris) : de 14 % (en Seine-Saint-Denis) à 63 % (dans l’Aube) ;
- voies communales (hors Paris dont seul 1 km sur 1 626 n’est pas sur une voie communale) : de 35 % (dans l’Aube) à 84 % (en Seine-Saint-Denis).
Le nombre annuel moyen de personnes tuées hors agglomération pour 10 000 km de route sur la période 2013-2017 est compris entre 6 pour la Creuse et plus de 70 pour les Bouches-du-Rhône et les départements de la petite couronne (120 pour la Seine-Saint-Denis).

Nombre moyen annuel de personnes tuées hors agglomération pour 10 000 km de routes sur la période 2013-2017 par département

Mortalité par km réseau 2013-2017